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Société

Kenscoff : plus de 2 600 déplacés après une nouvelle attaque meurtrière des gangs armés

Plus de 2 600 personnes ont été contraintes de fuir leurs maisons à Kenscoff à la suite d’une nouvelle attaque de gangs armés survenue entre le 23 et le 25 août 2026. L’offensive, d’une rare violence, a fait plus de 40 morts et provoqué une nouvelle vague de déplacements massifs dans cette commune des hauteurs de Port-au-Prince.

Selon les données publiées par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 2 647 personnes, regroupées en 702 ménages, ont été déplacées par ces violences. Un bilan qui confirme l’ampleur du drame humanitaire en cours dans une zone autrefois considérée comme relativement épargnée par l’insécurité métropolitaine.

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La majorité des déplacés, soit 77 %, a trouvé refuge auprès de familles d’accueil dans la commune voisine de Pétion-Ville. Les 23 % restants se sont installés dans trois sites de déplacement, dont un existait avant les violences et deux ont été aménagés en urgence à la suite de l’attaque, précise l’OIM.

Les secteurs les plus touchés sont le centre-ville de Kenscoff, Vilier, Tête de l’Eau et Morne Jean Jacques, dans la troisième section communale de Sourcailles. Outre les tueries, l’attaque a provoqué des incendies d’habitations et des enlèvements, accentuant la terreur parmi les habitants.

Le bilan humain a particulièrement marqué la communauté. Des habitants ont fait état de plusieurs victimes dans une église où des personnes déplacées avaient trouvé refuge, tandis qu’environ 25 maisons auraient été incendiées au cours de l’offensive, selon des témoignages recueillis sur place.

Cette nouvelle offensive s’inscrit dans une série noire. En juillet déjà, l’OIM avait recensé environ 5 840 personnes déplacées, regroupées en 1 836 ménages, après des attaques ayant touché plusieurs localités de la commune. À l’époque, 86 % avaient été accueillies par des familles. En février 2025, l’organisation avait déjà signalé le déplacement de quelque 1 600 personnes à Kenscoff.

La répétition de ces déplacements forcés illustre l’effondrement sécuritaire dans les hauteurs de la capitale et accentue la pression sur les familles d’accueil et les structures humanitaires, déjà à bout de souffle. À Kenscoff, l’exode devient chronique.

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