L’administration Trump se préparerait à imposer de sévères sanctions à la Cour pénale internationale (CPI) pour la punir de demander l’arrestation du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. C’est ce qu’a révélé dimanche le Wall Street Journal, citant des documents et des responsables américains.
La Maison-Blanche voudrait notamment interdire la plupart des transactions avec la Cour, ce qui l’empêcherait de transiger en dollars américains et la couperait d’une partie importante du système financier mondial. Selon le grand quotidien américain, la mesure pourrait être finalisée dès cette semaine, durant la réunion de l’Assemblée générale des Nations unies.
Le secrétaire d’État Marco Rubio n’avait pas caché la volonté des États-Unis en août dernier, affirmant que la CPI serait démantelée « brique par brique » si nécessaire. Il commentait alors une vague de sanctions des Américains visant la présidente de la Cour, la Japonaise Tomoko Akane, et un de ses procureurs, le Sénégalais Abdoulaye Seye.
Cela portait le nombre total de responsables de la Cour sanctionnés par les Américains à 13, ce qui inclut la moitié de ses juges, dont la Canadienne Kimberly Prost.
Crimes de guerre et contre l’humanité :: En novembre 2024, peu de temps après l’élection du président Trump, la CPI avait émis des mandats d’arrêt contre Netanyahu et son ministre de la Défense Yoav Gallant.
Ceux-ci les accusent de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité pour leurs gestes posés dans le conflit à Gaza. Le tribunal leur a reproché d’avoir bloqué l’aide humanitaire vers l’enclave palestinienne pour faire pression sur le Hamas. Cela a mis le feu aux poudres dans les relations entre la CPI et l’administration Trump.
En réaction aux sanctions américaines, les plus importants alliés de la Cour, dont les pays européens et le Japon, se sont engagés à la protéger, sans toutefois préciser leurs intentions.
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