La préparation de la rentrée scolaire 2026-2027 démarre dans la tension. Plusieurs organisations syndicales du secteur éducatif haïtien dénoncent le format de la rencontre organisée le 31 juillet par le ministère de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP).
Dans une correspondance adressée au ministre Vijonet Déméro, l'Union nationale des normaliens d'Haïti (UNNOH), la Confédération nationale des éducatrices et éducateurs d'Haïti (CNEH) et la Centrale unitaire des travailleurs du secteur éducatif haïtien (CUTRASEPH) disent avoir été déçues par le déroulement de la journée. Selon elles, la rencontre n'a pas permis d'instaurer un véritable cadre de discussion avec les syndicats.
Les trois organisations reprochent au ministère d'avoir privilégié les interventions officielles au détriment des échanges de fond sur les difficultés du système éducatif. Elles estiment que les préoccupations majeures des enseignants n'ont pas été prises en compte.
Parmi les points restés sans réponse figurent le suivi de l'Accord du 20 janvier 2025, le paiement des arriérés de salaires et l'amélioration des conditions de travail dans les établissements scolaires. Les impacts de la crise sécuritaire sur le fonctionnement des écoles et la hausse des frais scolaires, qui pèse lourdement sur les familles, font également partie des sujets d'inquiétude.
Les syndicats contestent par ailleurs la place prépondérante accordée aux organisations non gouvernementales lors de cette journée. Ils rappellent que l'État reste le principal responsable de l'organisation et du fonctionnement du système éducatif.
Face à cette situation, l'UNNOH, la CNEH et la CUTRASEPH demandent au MENFP d'organiser une nouvelle journée nationale de concertation. Elles souhaitent que cette prochaine rencontre réunisse les syndicats d'enseignants, les directeurs d'établissements, les associations de parents d'élèves et les autres acteurs directement impliqués dans la rentrée scolaire.
Selon elles, seule une démarche inclusive permettra de dégager une feuille de route commune et d'apaiser les tensions à l'approche de la reprise des cours.
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