C'est un séisme dans le monde du football. La Confédération européenne de football (UEFA) a réclamé samedi le départ de Gianni Infantino de la présidence de la FIFA, dans un communiqué au ton d'une rare violence.
L'UEFA annonce avoir perdu toute confiance en son dirigeant : "Il doit partir, désormais c'est lui ou le football", peut-on lire, accusant le patron du football mondial de n'avoir jamais tenu ses promesses depuis son élection.
Cette sortie intervient malgré le recul d'Infantino sur son projet le plus controversé : l'ouverture de 30% des bénéfices de la Coupe du Monde à des investisseurs privés. Un projet abandonné face à la vive tension qu'il a provoquée au sein des fédérations.
Mais le mal semble fait. La gestion des finances destinées au développement du football par Gianni Infantino est également au cœur de la polémique et a fini de braquer l'Europe.
L'UEFA passe à l'offensive. Elle appelle officiellement à sa démission et menace de lancer une motion de défiance s'il refuse de partir. Et les chiffres sont contre Infantino : il faut 43 voix pour le renverser, or l'UEFA compte à elle seule 55 fédérations, toutes acquises à l'initiative selon le communiqué.
Le président de la FIFA n'a jamais été aussi fragilisé. Entre la tentative de vente d'une partie de la Coupe du Monde et son inertie supposée face aux décisions américaines lors du Mondial 2026, les critiques pleuvent de toutes parts.
Cette crise majeure éclate à quelques mois d'une échéance cruciale : l'élection du président de la FIFA prévue en mars 2027. Gianni Infantino est pour l'instant le seul candidat déclaré, mais cette fronde européenne pourrait bien tout changer.
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