L’opération dite Epic Fury, lancée par Donald Trump contre l’Iran le 28 février dernier, a engendré des pertes au sein de l’armée américaine. Selon des chiffres, publiés ce mercredi par le Système d’analyse des pertes de la Défense (Defense Casualty Analysis System, DCAS), 400 militaires auraient été blessés. Treize ont été tués depuis le début du conflit.
Dans ce document consultable en ligne, il est précisé que 271 blessés sont des soldats de l’armée de terre (U.S. Army), tandis que 64 sont membres de la marine (U.S. Navy), 46 membres de l’armée de l’air (l’US Air Force). Parmi l’unité emblématique des Marines (US Marine Corps), on dénombre 19 blessés. Au total, 349 blessés sont des hommes et 47 des femmes. La majorité sont des sous-officiers (214).
Plusieurs soldats ont également été tués depuis le début des hostilités. Le DCAS en compte treize, appartenant tous à l’armée de terre ou à l’armée de l’air. Ils ont tous péri dans les premières semaines de la guerre. Le 1er mars dernier, une attaque de drones iraniens sur la base de Port Shuaiba, au Koweit a fait au total sept morts. Plusieurs sont décédés des suites de leurs blessures. Le 12 mars, le crash d’un avion de ravitaillement en carburant en Irak, a fait six morts parmi les membres de l’équipage.
Selon le média d’investigation américain, classé à gauche, The Intercept, le nombre de victimes dans les rangs américains pourrait être sous-estimé. Un journaliste relève en effet des variations étonnantes dans les chiffres diffusés par le Pentagone. Si le bilan total des morts et blessés s’élevait à 385 lorsque le cessez-le-feu entré en vigueur le 16 avril, puis il est monté à 428 ce lundi, avant de diminuer le lendemain.
Toutefois, comme l’expliquait récemment au Figaro Joseph Henrotin, rédacteur en chef de la revue Défense et sécurité internationale, les chiffres restent «relativement bas» pour une opération de ce type. Ils restent très mal perçus par la population américaine, encore traumatisée par les guerres d’Irak et d’Afghanistan.
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