Le Ministère de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales (MICT) durcit le ton à l'approche des prochaines joutes électorales. Dans une note circulaire No. BM/PABA/sbp-012/EX : 2026-2027 datée de ce 12 octobre 2026 et signée par le Ministre Paul Antoine BIEN-AIMÉ, le ministère rappelle à l'ordre les Agents Exécutifs Intérimaires qui ambitionnent de se porter candidats.
L'obligation est légale et non négociable. Selon la note dont Le Placentin a obtenu copie, tous les Agents Exécutifs Intérimaires désireux de participer aux prochaines élections sont tenus de démissionner de leurs fonctions actuelles. Cette mesure vise à garantir l'impartialité de l'administration territoriale et à éviter tout conflit d'intérêts pendant la période électorale.
Le MICT s'appuie sur une disposition précise du cadre légal. Conformément à l'article 388 du décret électoral, les intéressés doivent quitter leurs fonctions dans les sept (7) jours suivant la publication dudit décret. Le calcul est donc simple et le délai est désormais connu de tous.
Dans sa correspondance adressée directement "Aux Agents Exécutifs Intérimaires", le Ministère précise que le compte à rebours a déjà commencé. Avec la publication récente du décret électoral amendé le 6 octobre, le délai de sept jours arrive à échéance le jeudi 15 octobre 2026. Passé cette date, aucun Agent Exécutif Intérimaire encore en fonction ne pourra légalement faire acte de candidature.
À travers cette note, le MICT insiste sur le respect strict et scrupuleux de cette échéance par tous les agents concernés. Le ministère souligne le caractère impératif de la disposition et la nécessité de s'y conformer dans le délai légal prescrit, sans aucune dérogation possible.
Dans la seconde partie de sa note, le Ministère en appelle au sens du devoir et à l'esprit républicain des concernés. Il dit compter sur la diligence des Agents Exécutifs Intérimaires concernés et leur renouvelle l'expression de sa parfaite collaboration, tout en rappelant implicitement que le non-respect de cette règle pourrait entraîner l'invalidation de leur candidature.
Cette décision du MICT vient clarifier le jeu politique au niveau local, alors que de nombreux maires intérimaires, en poste depuis des années sans élections, sont pressentis comme candidats à leur propre succession. Le 15 octobre sera donc un premier test de la volonté de l'État de faire respecter le décret électoral.
0 Commentaire