Le Placentin
<
Flash
news-details
Sport

Huitièmes de finale : La Norvège, seul pays invaincu face au Brésil, rêve d’un nouvel exploit

New York, 5 juillet 2026 – Le choc est aussi déséquilibré qu’historique. Ce dimanche à New York, le Brésil, géant de 212 millions d’habitants et quintuple champion du monde, défie la Norvège, 5,5 millions d’âmes, de retour en Coupe du monde après 28 ans d’absence. Un huitième de finale que personne n’avait osé prédire, et qui ravive une statistique unique dans l’histoire du football : la Norvège est la seule nation au monde que la Seleção n’a jamais battue.

La fierté norvégienne est totale. « On le clame haut et fort ! Nous sommes le seul pays au monde invaincu face au Brésil », savoure Steffen Stanarsen, journaliste pour le quotidien VG. Le souvenir du 23 juin 1998 reste gravé dans toutes les mémoires : une victoire 2-1 en phase de groupes du Mondial en France, considérée encore aujourd’hui comme « le plus grand événement sportif dans l’histoire de la Norvège ». Le bilan est net : quatre confrontations, deux victoires norvégiennes en 1997 et 1998, et deux matches nuls en 1986 et 2006. Aucune autre sélection ne peut se vanter d’un tel passif.

news-details

À l’inverse, le Brésil aborde la rencontre avec une fébrilité inhabituelle. « On est respectueux, il faut l’être car on ne les a jamais battus », concède Pedro Basan, de TV Globo. « Le Brésil n’a jamais été chanceux face à la Norvège alors les gens sont inquiets ». Murilo Pereira, consultant pour ESPN, va plus loin : « On n’est jamais confiant avec cette équipe. Elle peut battre n’importe qui mais elle peut aussi perdre contre tout le monde. Et surtout, la Norvège a des menaces que nous n’avons pas. Le Brésil n’a pas de Haaland ou d’Ødegaard ».

Car le casse-tête de Carlo Ancelotti est bien réel. Neymar n’est toujours pas apte à débuter un match, Raphinha est en convalescence et Lucas Paqueta est forfait. Seul Vinicius Jr, déjà auteur de 4 buts dans la compétition, incarne l’espoir offensif auriverde. En face, la Norvège peut compter sur Erling Haaland, en feu avec 5 buts en 3 matches et 60 réalisations en 53 sélections. Pourtant, Ancelotti refuse de céder à la panique : « La Norvège est une équipe difficile, très organisée. Il va falloir jouer à notre meilleur niveau. Mais on est confiant. Désormais, tous les adversaires sont prêts. Qui aurait prédit que l’Argentine allait souffrir contre le Cap-Vert ? »

Stale Solbakken, le sélectionneur norvégien, joue habilement avec la pression. « Ils sont favoris, mais plus les immenses favoris comme il y a quatre ou cinq ans », glisse-t-il. « Nous sommes sur une série très positive et on joue bien avec le ballon. On peut faire mal au Brésil dans un bon jour, mais il faudra qu’on soit à notre meilleur niveau, sinon on n’aura aucune chance ». Une manière de rappeler que le rapport de force s’est rééquilibré, sans pour autant endosser le costume de favori.

Pour le Brésil, l’enjeu dépasse le simple huitième de finale. Depuis 1990, la Seleção a toujours atteint au moins les quarts de finale d’un Mondial. Une élimination à ce stade serait vécue comme un traumatisme national. « Ce serait une catastrophe de sortir dès maintenant », admet Murilo Pereira. « Mais chaque élimination est vécue comme une catastrophe... En 2014, c’était une demi-finale et vous connaissez la suite ».

Reste l’essentiel : pour continuer à rêver d’une sixième étoile, le Brésil doit briser une malédiction vieille de 40 ans. Vaincre enfin cette Norvège qui résiste encore et toujours à l’envahisseur. Comme un petit village gaulois face à l’empire. À New York, l’histoire attend de savoir si le Roi du football tombera une fois de plus, ou s’il rappellera qui commande.

Le Placentin

Partagez cet article



Supporter Le Placentin
author

Le Placentin

Journaliste

Le Placentin.

Laissez un commentaire


0 Commentaire