Le Conseil de sécurité de l'ONU a prolongé le mandat du BINUH. Le Bureau intégré des Nations unies en Haïti reste en place jusqu'au 31 janvier 2027.
Une décision prise dans un contexte sécuritaire toujours alarmant. Haïti fait face à la violence des gangs, aux violations massives des droits humains et à des institutions publiques affaiblies.
Sur le terrain, la violence s'étend. Le Secrétaire général signale une intensification dans l'Artibonite et le Centre, avec une poussée des groupes armés vers le Sud-Est. Des affrontements sont aussi signalés entre Cité-Soleil et Croix-des-Bouquets.
Le bilan humain est lourd. Entre le 1er mars et le 31 mai 2026, 825 cas de violences sexuelles ont été documentés, dont 84 % de viols collectifs, selon le rapport de l'ONU.
Les prisons craquent. Au 30 juin, 7 563 détenus pour un taux d'occupation de 313 %. 82 % sont en détention préventive, dont 413 femmes et 263 mineurs.
Malgré tout, le BINUH poursuit son travail politique. Consultations, sensibilisation des jeunes électeurs, formation de 369 journalistes dans cinq départements et accord sur le budget des élections sont au programme.
La création de pôles judiciaires spécialisés pour les crimes de masse, les violences sexuelles et les crimes financiers est aussi annoncée, alors que les enjeux sécuritaires, judiciaires et politiques restent liés.
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