Au lendemain d’un discours fort remarqué de Mark Carney au Forum économique mondial de Davos, Donald Trump, sur le même podium, a accusé le premier ministre de manquer de gratitude envers les États-Unis, sans qui le Canada n’existerait pas.
Dans un long monologue improvisé mercredi, le président américain a abordé les enjeux de sécurité, ce qui l’a conduit à parler du «Dôme doré», le mégaprojet de bouclier antimissile censé protéger le continent nord-américain.
Agence QMI et Raphaël Pirro Mercredi, 21 janvier 2026 09:23 MISE À JOUR Mercredi, 21 janvier 2026 09:23 OTTAWA | Au lendemain d’un discours fort remarqué de Mark Carney au Forum économique mondial de Davos, Donald Trump, sur le même podium, a accusé le premier ministre de manquer de gratitude envers les États-Unis, sans qui le Canada n’existerait pas. • À lire aussi: Face à l’imprévisibilité de Donald Trump, Pierre Poilievre appelle à «reprendre le contrôle» • À lire aussi: À Davos, Carney lance un appel à la collaboration contre l’impérialisme des grandes puissances Dans un long monologue improvisé mercredi, le président américain a abordé les enjeux de sécurité, ce qui l’a conduit à parler du «Dôme doré», le mégaprojet de bouclier antimissile censé protéger le continent nord-américain. Publicité «Le Canada vit à cause des États-Unis», lance Donald Trump - extrait de discours Play Video «Nous allons bâtir le Dôme doré et, par sa nature, il va défendre le Canada», a-t-il lancé. «Le Canada profite beaucoup de nous, d’ailleurs. Ils devraient être reconnaissants, mais ils ne le sont pas», a dit M. Trump. «J’ai regardé votre premier ministre, hier. Il n’était pas très reconnaissant. Ils [les Canadiens] devraient nous être reconnaissants. Le Canada... Le Canada existe grâce aux États-Unis. Souviens-t’en, Mark, la prochaine fois que tu feras des déclarations.»
C’est la première réaction de la Maison-Blanche au discours du premier ministre Carney, interprété un peu partout à travers le monde comme une critique profonde des États-Unis et de la place qu’occupe cet hégémon sur l’échiquier mondial.
M. Carney a affirmé qu’il y avait une «rupture» de l’ordre mondial, globalement administrée par les Américains, mais qu’il était temps d’en finir avec cette «illusion».
Il a ajouté que l’heure était venue pour les «puissances moyennes» de se rallier pour survivre dans un monde de plus en plus mené par la main de fer des grandes puissances – la Chine, la Russie et les États-Unis. «Les puissances moyennes doivent agir de concert, car si vous n’êtes pas à la table, vous êtes au menu», a déclaré Mark Carney.
Dans son allocution à Davos, Donald Trump a également rejeté l’idée d’une conquête du Groenland par les armes, mais a insisté sur les moyens d’acquérir l’île nordique au Danemark.
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