Le Département de la Sécurité intérieure (DHS), dirigé par Kristi Noem, a annoncé que 1 534 872 immigrants en situation irrégulière avaient quitté les États-Unis depuis le début de son mandat en 2025. Ce mouvement, qualifié par le DHS d’« étape majeure », vise à réduire l’immigration clandestine tout en renforçant la sécurité nationale.
Pour favoriser ces départs volontaires, le DHS a déployé plusieurs mesures incitatives. L’application CBP Home, notamment, offre jusqu’à 1 000 dollars et un vol gratuit à ceux qui choisissent de quitter le pays. Des campagnes de communication à l’international ont également été lancées afin de sensibiliser les migrants aux conséquences de leur séjour irrégulier et aux options de retour disponibles.
Selon le département, ces initiatives ont contribué à diminuer la pression sur les services publics et à libérer davantage d’opportunités d’emploi pour les citoyens américains. Kristi Noem insiste également sur l’effet positif sur la sécurité et la gestion des ressources, qui seraient renforcés grâce à ce départ massif.
Ces mesures suscitent néanmoins des critiques, notamment de la part des démocrates, qui dénoncent l’usage des fonds publics et questionnent la transparence du processus. Face à ces contestations, le DHS défend son initiative comme un instrument indispensable pour maîtriser l’immigration illégale et assurer la protection des citoyens.
Le cas des Haïtiens illustre particulièrement l’impact de cette politique. La révocation du statut de protection temporaire (TPS) a conduit de nombreuses familles à envisager un retour volontaire, accélérant le départ de cette communauté vers Haïti. Ce mouvement met en lumière les tensions entre une politique migratoire rigoureuse et les considérations humanitaires qui en découlent.
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