Le gouvernement béninois a émis un mandat d’arrêt international contre l’activiste panafricain Kemi Seba, accusé d’avoir publiquement soutenu une tentative de coup d’État dans le pays. Cette décision marque une nouvelle escalade dans la relation tendue entre les autorités de Cotonou et le militant, connu pour ses positions radicales contre les dirigeants africains jugés proches des puissances occidentales.
De nationalité béninoise, Kemi Seba est visé par des poursuites pour atteinte à la sûreté de l’État, selon des sources judiciaires. Les autorités l’accusent notamment d’avoir tenu des propos incitatifs à la révolte, dans un contexte de fragilité politique régionale.
Depuis plusieurs mois, la figure du panafricanisme radical suscite de vives critiques sur les réseaux sociaux, y compris dans les cercles militants qui l’ont autrefois soutenu. Nombre d’internautes dénoncent un discours devenu extrême et une posture jugée incohérente, notamment après ses prises de position ambiguës sur les régimes militaires au Sahel.
Kemi Seba, actuellement en dehors du territoire béninois, n’a pas encore réagi officiellement à ce mandat. Mais ses avocats dénoncent une « persécution politique » orchestrée par un pouvoir qu’il n’a cessé de critiquer.
Ce développement survient dans un climat sécuritaire et politique tendu au Bénin, où les autorités affirment vouloir préserver la stabilité à tout prix.
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