Amnesty International a demandé aux Nations Unies et aux autorités sri-lankaises de faire preuve de transparence concernant le processus de sélection des 1 132 militaires sri-lankais qui doivent être déployés en Haïti dans le cadre de la Gang Suppression Force (GSF). L’organisation de défense des droits humains souhaite obtenir des garanties sur le respect des normes internationales avant le déploiement de ces forces.
Cette demande intervient en raison des préoccupations liées à la précédente participation de militaires sri-lankais à une mission internationale en Haïti. Amnesty International rappelle les allégations d’abus sexuels signalées lors du déploiement de Casques bleus sri-lankais au sein de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
Les accusations visant des membres de cette ancienne mission de l’ONU avaient suscité des critiques sur la gestion des dossiers d’abus présumés. Pour Amnesty International, toute nouvelle participation de forces étrangères doit s’accompagner de mécanismes de contrôle efficaces, d’enquêtes crédibles et de mesures visant à prévenir d’éventuelles violations des droits humains.
Le déploiement des militaires sri-lankais est prévu dans le cadre de la nouvelle force internationale chargée de soutenir les autorités haïtiennes dans la lutte contre les groupes armés. Cette initiative intervient alors qu’Haïti traverse une grave crise sécuritaire marquée par l’expansion des gangs, l’affaiblissement des institutions et une situation humanitaire préoccupante.
Amnesty International appelle ainsi les Nations Unies et le gouvernement sri-lankais à rendre publics les détails du processus de sélection, les vérifications effectuées sur les militaires retenus ainsi que les mécanismes prévus pour garantir le respect des droits humains. Selon l’organisation, la crédibilité de toute mission internationale en Haïti dépendra de sa transparence et de sa capacité à tirer les leçons des préoccupations soulevées par le passé.
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