À Londres, Anaïse Manuel, ambassadrice d’Haïti, a rendu visite à sa collègue dominicaine, Rosa Hernández de Grullón. Deux femmes à la tête des ambassades, un symbole fort pour Hispaniola, incarnant une nouvelle ère de leadership féminin dans la diplomatie caribéenne.
Les échanges, autour d’un café, ont abordé le commerce, la sécurité et la coopération humanitaire. Cette rencontre inédite traduit la volonté de transformer un simple protocole en partenariat concret et durable pour l’île. Elle montre combien la diplomatie peut se réinventer lorsqu’elle est portée par des voix féminines souvent absentes des sphères traditionnelles de pouvoir.
Anaïse Manuel, avec près de vingt ans d’expérience dans la diplomatie et le secteur privé, illustre la polyvalence de la diplomatie haïtienne. De Miami à Londres, elle s’est toujours engagée à rapprocher les communautés haïtiennes de leur pays et à renforcer la présence économique et culturelle d’Haïti à l’international.
Rosa Hernández de Grullón, de son côté, apporte plusieurs décennies d’expérience à représenter la République dominicaine à l’étranger. Son parcours à l’UNESCO et en France témoigne de son engagement constant pour la coopération internationale et la réforme institutionnelle.
Cette rencontre n’est pas seulement symbolique, elle pose les bases d’un dialogue constructif entre deux voisins liés par le destin et la géographie. Les poignées de main et les sourires échangés à la fin de la visite laissent présager une diplomatie tournée vers l’action, la construction de ponts et le développement durable.
Londres n’a pas seulement accueilli une visite : elle a été le théâtre d’un moment où deux femmes réécrivent l’histoire de l’île d’Hispaniola.
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