Le Syndicat de la Police nationale d’Haïti (SPNH-17) tire la sonnette d’alarme sur la formation jugée trop courte des 877 policiers de la 35ᵉ promotion. Trois mois de préparation, selon le syndicat, ne suffisent pas pour intervenir dans un pays où les gangs armés contrôlent de larges quartiers, mettant en danger la vie des agents comme celle des citoyens.
Selon le SPNH-17, le Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN), le directeur général Vladimir Paraison et la direction de l’École nationale de la Police (ENP) ont pris une décision dangereuse en envoyant rapidement les nouveaux policiers sur le terrain. Le syndicat souligne que cette formation express, de seulement trois mois, est loin des standards internationaux, où la préparation dure généralement 18 à 24 mois et combine théorie, stages pratiques et immersion en commissariat. Même les sociétés de sécurité privées les plus strictes ne forment pas leurs agents aussi rapidement, avertit le SPNH-17.
Le syndicat prévient que cette précipitation fragilise l’efficacité de la PNH. Des policiers insuffisamment préparés risquent d’être dépassés dès leurs premières interventions, exposant la population à des situations risquées et affaiblissant la confiance dans l’institution. Selon le SPNH-17, la qualité de la formation est essentielle pour assurer la sécurité nationale et protéger les citoyens.
Le SPNH-17 appelle les autorités à revoir le programme de formation et à investir davantage de temps et de moyens dans la préparation des agents. Seule une formation solide et complète permettra aux policiers de relever les défis sécuritaires, de protéger la population et de renforcer l’autorité de l’État dans les zones contrôlées par les gangs.
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